Archives de catégorie : Changements climatiques

La réponse de John Ashton au PDG de Shell

ashtonBon d’accord, c’est pas d’aujourd’hui, c’était même avant COP21, une autre époque. Mais la réponse de John Ashton, ancien négociateur britannique sur les changements climatiques, à Ben van Beurden, le PDG de Shell, mérite d’être connue – elle vaut son pesant de moutarde.

Continuer la lecture

Vers l’acier sans émissions de GES

carbonfree steelmaking

La nouvelle est passée pratiquement inaperçue, or c’est une avancée majeure dans la voie d’une économie avec zéro émissions nettes de gaz à effet de serre. Les sidérurgistes suédois SSAB et LKAB se sont associés à l’électricien Vattenfall pour développer Hybrit, un procédé de fabrication d’acier sans émissions de CO2 basé sur les énergies renouvelables.

Continuer la lecture

COP 21: le tipping point?

Un tipping point, c’est quand les choses basculent de façon irréversible – par exemple quand un glacier, miné par le réchauffement climatique, s’effondre dans la mer. L’accord conclu au Bourget le 12 Décembre est probablement un tipping point dans la transition énergétique mondiale et la maîtrise des changements climatiques.

glacier Continuer la lecture

De Copenhague 2009 à Paris 2015: ce qui a changé

MonizC’est un simple graphe, montré hier à la Ministérielle de l’AIE par le ministre américain de l’énergie, Ernest Moniz. Il montre l’évolution des coûts de cinq technologies, en six ans: l’éolien terrestre, le photovoltaïque décentralisé, les grandes centrales photovoltaïques, l’éclairage par LED. Les réductions vont de 40% pour l’éolien à 90% pour l’éclairage, en passant par 50% et 60% pour le PV, 70% pour les batteries. Et c’est ça qui change tout dans les négociations sur les changements climatiques: le potentiel d’actions à coûts faibles ou nuls, justifiées par de multiples bénéfices – sécurité énergétique, qualité de l’air, potentiel de croissance – s’est accru de façon incroyable en très peu de temps.

Lorius: les lecteurs de l’Express ont su les premiers

ExpressPendant 140 000 ans, les variations de la température à la surface du globe et les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ont évolué de concert – et pour ces dernières n’ont dépassé les 300 ppmV qu’au vingtième siècle. Ces résultats qui assurent aujourd’hui – grâce au film La Glace et le ciel – une renommée méritée à Claude Lorius, les lecteurs de l’Express ont été les premiers à en connaître, le 26 juin 1987, avant même les lecteurs de Nature – le 1er octobre de la même année, où Claude Lorius, Dominique Raynaud, Jean Jouzel et les autres publièrent leurs découverte. Ils avaient des bons pigistes, alors, à l’Express… 😉

(Cliquer sur la repro pour lire l’article en entier).

 

 

COP 21: ambitieux ou contraignant, l’accord, mais il faut choisir!

BAB-2015-03-PHILIBERT-sync2

Mon interview sur le site ninjaclimat

(Voir aussi l’excellent papier de Dominique Bidou)

Et pour le dire (un peu) autrement: il est très difficile de penser qu’on puisse gérer la question climatique exclusivement par des accords mondiaux de réduction des émissions. Dans un contexte de double incertitude sur les coûts de l’action… Continuer la lecture

Gaz, charbon, solaire et éolien: sécurité énergétique et climat

Il paraît que ce que j’ai pu dire à Bruxelles début septembre au cours d’un dîner débat sur la sécurité énergétique organisé par Eurofores, l’association que préside l’excellent eurodéputé vert luxembourgeois Claude Turmes, en a surpris, voire choqué plus d’un. Mais voici l’objet du délit – ce graphe qui montre divers mix de charbon, gaz et renouvelables ayant exactement les mêmes émissions de CO2 par kWh :

gas coal

Continuer la lecture

Dioxyde de carbone et méthane: leçons d’une polémique

Mon cher Benjamin,

Dans ta dernière livraison, tu me reproches d’aller chercher dans le rapport du groupe 1 un autre critère, le potentiel de changement de température global, alors que « le groupe 3 du Giec ne l’utilise pas ». C’est bête, j’avais fait un pas dans ton sens en acceptant de prendre, dans le rapport du groupe 1, un PRG à 100 ans de 34 pour tenir compte de toutes les rétroactions climatiques, alors que le groupe 3 utilise un PRG à 100 ans de 28, et maintenant tu préfères qu’on s’en tienne à ce que dis le groupe 3, enfin bon, comme tu veux.

Continuer la lecture