Breaking news: clean hydrogen comes back!

As noted in my latest blog note, hydrogen production from electrolysis of water, based on hydropower, was the dominant technology  until the 60s before natural gas reforming became the new normal – with huge greenhouse gas emissions. And I noted that the new, very recent competitiveness of solar and wind could, and in fact should, open a new era for clean hydrogen production. I did not expect this was already planned, according to Nel. This Norwegian company recently designed, for an untold client of the fertilizers industry, in an unnamed country, the largest-ever electrolyser plant, which will run on solar power  or wind power or both, most likely without any connection to the grid. Hydrogen would directly feed an industrial plant next to it – I guess ammonia but perhaps not limited to it. Interestingly enough, the scaling-up lead to significant cost reductions, at USD 450/kW. In the analysis I had published, I conservatively chose USD 850/kW based on the IEA Technology Roadmap on Hydrogen. If this project actually sees light, this will look like a dream coming true, earlier than hoped.

Producing industrial hydrogen from renewable energy

(Je reproduis ici, avec mon aimable autorisation, un papier que l’AIE a bien voulu mettre sur son site web; j’en profite pour remercier les collègues qui l’ont… apprécié, puis « édité » (amélioré) et finalement mis en ligne).

Over 60 million tonnes of hydrogen are produced every year for a range of industrial purposes, including ammonia production, hydrocracking (breaking complex hydrocarbons into lighter fuels), and removing sulfur from fossil fuels.

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Le pouvoir n’est pas dans le gaz

Plus ça va et moins je crois au « power to gas » comme un bon moyen de stocker les énergies renouvelables éoliennes et solaires « excédentaires ». Les arguments sont connus: nous n’avons guère de moyens de stocker l’électricité en grands volumes et pour de longues durées, sans la transformer en composés chimiques faciles à conserver – par exemple en réutilisant les stockages dont nous disposons déjà pour le gaz naturel. En transformant l’électricité en pseudo- Continuer la lecture

Un monde sans émissions de CO2

L’Accord de Paris l’affirme: pour maintenir le réchauffement global « bien au-dessous » de 2°C, son objectif principal, il faudra au cours de la deuxième moitié du siècle parvenir à zéro émissions nettes de gaz à effet de serre.

Extrait du dernier World Energy Outlook, ce graphe montre que les scénarios 2°C, « well below 2°C » voire « 1.5°C » ont en commun de nécessiter des émissions nettes nulles, de préférence entre 2040 et 2060, à moins de supposer des émissions négatives un peu plus tard.

Pour y parvenir, on devra non seulement « tout électrifier » ou presque, mais aussi produire des vecteurs énergétiques gazeux et liquides à base d’hydrogène ex-renouvelables, tels l’hydrogène gazeux, des composés azotés comme l’ammoniaque, ou des alcools ou hydrocarbures synthétiques mais « neutres en carbone » donc fabriqués avec du carbone pris dans l’atmosphère. Des « carburants » liquides de préférence, donc faciles à transporter par pipe-lines et bateaux et faciles à stocker. Il y faudra des usines alimentées en électricité par une combinaison d’énergies solaire, éolienne, et éventuellement hydraulique situées dans les endroits du globe où ces ressources sont les plus abondantes et régulières, comme la Patagonie, la corne de l’Afrique, l’Australie occidentale, le Sahara occidental… et quelques autres un peu moins favorables mais plus proches.  A problème mondial, réponse mondiale. Non seulement la participation de tous les pays est indispensable, mais de plus, il faut se faire une raison: un monde sans carbone ne sera pas totalement décentralisé et vernaculaire. Non, les renouvelables ne donneront pas à tous les pays les moyens d’une indépendance énergétique totale – il s’en faut de beaucoup. Dissipons les illusions pour mieux penser… euh… un futur désirable (pardon) mais réaliste. J’y reviendrai dans une série de notes à venir.

Du temps de travail

Ma tribune sur le site de l’Obs, publiée le 8 février 17…

Poser aujourd’hui la raréfaction du travail comme un postulat, c’est faire fausse route : car c’est oublier que si des emplois disparaissent, d’autres vont émerger grâce aux innovations technologiques ; et c’est passer à côté du vrai défi, celui de la transformation du travail, liée en particulier à la révolution numérique », écrivent Gilles Savary, député de Gironde, et Christophe Caresche, député de Paris, en revendiquant leur « droit de retrait » après la victoire de Benoît Hamon à la primaire de la gauche.

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Qui l’hydro gène?

Il faut saluer l’annonce faite à Davos d’un « Conseil de l’hydrogène » qui regroupe les CEO de 13 grandes compagnies: Air Liquide, Alstom, Anglo American, BMW GROUP, Daimler, ENGIE, Honda, Hyundai Motor, Kawasaki, Royal Dutch Shell, The Linde Group, Total and Toyota. Mais cela n’interdit pas de jeter un regard critique sur le rapport publié à cette occasion, « Comment l’hydrogène facilite la transition énergétique« .

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Does the President-Elect know?

“Air pollution is no longer confined to isolated places. This generation has altered the composition of the atmosphere on a global scale through radioactive materials and a steady increase in carbon dioxide from the burning of fossil fuels.”

The President of the United States once said this in a speech before the Congress.

Which President was that? Does the President-Elect know? Do you happen to know?

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L’EROI des c..s – suite

A peine avais-mis en ligne (et corrigé…) cette note de blog sur l’EROI que j’entends – par chance! – une chronique de Xavier de la Porte sur France-Cul portant exactement le même sujet. Alors d’abord, quand un journaliste d’un média non spécialisé m’informe de la parution d’une étude en plein dans mes centres d’intérêts, mais que j’ignore, je tire mon chapeau. Ensuite, quand il a l’intelligence de titrer sa chronique « Faire de l’écologie avec des données obsolètes », j’applaudis une deuxième fois. Mais d’abord, l’étude de l’Imperial College, : elle montre comment le retour énergétique du PV a été le plus souvent sous-estimé, car appuyé sur des données obsolètes. Cette méta-analyse de 29 études d’Energy Return on Investment, ici désigné Net Energy Ratio (or Return value), avec des valeurs médianes de 8,6 et 9,2 pour les modules mono- et poly-, montre qu’elles s’appuient sur des données d’âge moyen 7 ans, avec une fourchette de 2 à 18 ans. Sept ans, une éternité pour le photovoltaïque!

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